Création collective : écrire pour le feuilleton de l’été

C’est la Saison 3 pour le Redon Mystery Club, un collectif d’auteurs et autrices du Pays de Redon qui s’est constitué lors du premier confinement pour proposer chaque semaine un texte / un auteur dans les pages du journal local, Les Infos du Pays de Redon. Cet été, le feuilleton proposé par le collectif revisite l’histoire des rues de Redon (Ille-et-Vilaine).

Écrire pour un feuilleton à plusieurs

Lors du premier confinement, quelques écrivains et autres « écrivants » du Pays de Redon se sont réunis sous la baguette de l’auteur Patrick Denieul pour orchestrer une histoire rocambolesque et riche en personnages. Le principe : publier dans le journal local Les Infos du Pays de Redon (hebdomadaire paraissant le mercredi) un épisode par semaine, à raison d’un nouvel auteur à chaque épisode. C’est ainsi qu’est né le collectif du Redon Mystery Club. Ce premier récit à plusieurs voix, qui débute dans un manoir avec une famille recomposée (avec chats et chien) et confinée, et qui se termine dans l’espace…, est consultable sur le blog :

L’été d’après (en 2021), l’envie de renouveler cette expérience a conduit la joyeuse équipe à proposer un second feuilleton écrit au fil des semaines dans la veine d’un polar, une enquête autour d’un meurtre perpétré dans un village rénové qui sert de lieu de tournage aux plus grands cinéastes.

Cette année, 2022, j’ai le plaisir de participer à nouveau au feuilleton de l’été. Il ne s’agit cette fois-ci pas d’une histoire mais d’une « géographie presque imaginaire » des rues de la ville de Redon, sur une idée lancée lors d’un dîner de clôture de l’aventure littéraire précédente par l’auteur Yves Letort. Ma contribution est parue ce jour, dans le journal daté du mercredi 27 juillet 2022.

L’écriture sous contrainte

Pour écrire un récit collectif, encore fallait-il poser certaines règles. La première contrainte de la forme du feuilleton est la régularité : il faut une plume et un épisode pour chaque semaine de parution. Cette contrainte majeure est stimulante pour tout écrivant ayant tendance à la procrastination !

La deuxième contrainte, liée à la parution sur un support papier, est celle du volume de texte. Le présent feuilleton exige par exemple des textes de 10 000 signes (pour une page quasi complète du journal). Le rédacteur en chef soumet par la suite quelques questions de présentation de l’autrice ou auteur qui doit insérer ses réponses afin que le tout atteigne 965 signes… J’avoue que cette contrainte là me plait tout particulièrement (et aussi parce que j’ai l’habitude de cet exercice dans ma pratique professionnelle de rédactrice print et web). Ma méthode pour rendre des textes quasiment au caractère près : j’écris plus long, et le texte gagne en qualité à travers les choix que je suis obligée de faire, que ce soit dans les phrases à supprimer ou dans la réécriture de certains passages.

Enfin, chaque feuilleton a été (plus ou moins) organisé pour que le tout acquière une certaine cohérence : profil des personnages puis début de chaque épisode proposé (en trois options) par l’auteur de l’épisode précédent pour le premier feuilleton, trame du récit complète pour le second… avec comme résultat pour les auteurs imaginatifs et légèrement indisciplinés que nous sommes lorsqu’il s’agit de littérature : un patchwork coloré et très vivant ! Chaque rue présentée cette année dans les pages des Infos de Pays de Redon gagne ainsi une couleur correspondant à chaque plume ayant revisité son histoire… ou ses histoires.

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